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Avant le lancement de la 5ème édition de « Balades en Terre d’Artistes » du samedi 17 et dimanche 18 mai, nous vous invitons à venir découvrir le travail photographique que Robert Doisneau a réalisé sur les ateliers d’artistes. Cette exposition sera visible au Palais des Rois de Majorque du 1er avril au 31 mai 2008. Vous pourrez découvrir le lieu intime de création d’artistes aussi prestigieux que Braque, Buffet, Léger, Derain, Utrillo, Picasso, Lurçat, Giacometti …
Après Lucien Clergue en 2005, Jean Dieuzaide en 2006, Louis Monier en 2007, le Conseil Général accueille Robert Doisneau un autre grand nom de la photographie française. 52 portraits en noir et blanc d’artistes majeurs du XXème siècle, peintres et sculpteurs ont été sélectionnés pour cette exposition, et n’ont, pour certains d’entre eux, jamais été republiés depuis leur parution initiale.
En I926, Robert Doisneau, 14 ans, entre à l’Ecole Estienne.
Pendant 3 ans, il y apprendra le métier de graveur lithographe … la vie d’atelier commence. En I937, il emménage avec sa jeune femme Pierrette dans un atelier de peintre à Montrouge. Il y vivra toute sa vie. Soixante dix ans plus tard, c’est là qu’est installé aujourd’hui « L’Atelier Robert Doisneau ». Ses voisins sont Etienne Hajdu, André Fougeron, Etienne Béothy. Fernand Léger lui même possède dans l’immeuble voisin un atelier dans lequel il entrepose des œuvres.
L’atelier est un endroit où il se sent bien. Il n’y a pas pour lui de meilleur décor. Pourtant il ne poussera jamais spontanément la porte de ses illustres voisins :
« Jamais je n’aurais eu l’audace de demander du temps à ceux qui l’ont si bien employé. Aux grands maîtres dont les noms sont des têtes de chapitre dans les bouquins d’histoire de l’art et que l’on imagine ne se déplacer qu’avec une auréole de néon … Pourtant quelques uns de ces grands maîtres m’ont poussé par les épaules dans leurs ateliers ».
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Il faudra pour cela le prétexte de la commande car Robert Doisneau est avant tout un artisan photographe et l’essentiel de son œuvre est arraché à un quotidien laborieux.
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En I945 sa rencontre avec Pierre Betz est décisive : « C’était lui qui m’avait fait ouvrir la porte de Picasso comme il m’a fait ouvrir celle de Georges Braque, de Jean Lurçat, d’Henri Laurens, de Marcel Gromaire et de Colette. Pierre Betz aurait pu porter le titre de concepteur de la revue Le Point. Il en était tout ensemble le directeur littéraire, et le directeur artistique, le chef du service publicité et le préposé aux expéditions… ». C’est dans « l’Imparfait de l’objectif » livre de souvenirs publié en I989 que Robert Doisneau présente ainsi son ami Betz. Les reportages s’enchaînent pour illustrer cette merveilleuse petite revue qui fait aujourd’hui le bonheur des bibliophiles ou pour d’autres titres également. |
Devenu reporter indépendant dès I939, Robert Doisneau travaille beaucoup pour la presse au lendemain de la guerre : Regard, Vogue, l’Oeil ou Paris Match sont des titres pour lesquels il réalise de nombreuses commandes…

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