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Actualités
Colloque dans le cadre de la préfiguration les 6 et 7 juin 2008 Résilience et transmission des traumatismes de guerres, ou, « quand la guerre allume des flammèches de résilience » B. Cyrulnik
Programme
Atelier d’écriture : « Mémoires de silences » Dans le cadre de la préfiguration du Musée Mémorial du Camp de Rivesaltes, un atelier d’écriture sur le thème « mémoires de silences » accompagné par Michèle Bayar, écrivain et conteuse, vous est proposé : …écrire sur les silences, dessiner en creux les émotions qu’ils renferment à travers portraits, fragments, monologues…dans le but de créer une polyphonie de voix singulières venues de toutes origines. Respecter l’intime, mais révéler aussi l’universalité des petits riens qui peuvent constituer la mémoire de chacun. Cet atelier s’adresse aux adultes et jeunes à partir de 15 ans. Il se déroulera en 6 séances de 3H. Les prochaines rendez-vous auront lieu les :
Ces ateliers est gratuit et ouvert à tous. Renseignements :
Déambulation théâtrale autour du texte d'Agustin Gomez-Arcos « ANA NON » Vendredi 27 Juin 2008 – Îlot F Avec : Mise en scène : Christian Hernandez – Théatre du Gecko Ana Paûcha, qui se surnomme elle même Ana non, après avoir perdu son mari et deux de ses fils pendant la guerre civile, décide à soixante quinze ans de traverser toute l'Espagne du sud au nord pour voir son dernier fils emprisonné depuis vingt ans. L'auteur : Agustin Gomez-Arcos est né en 1939 à Almeria (Andalousie), neuvième enfant d'une famille républicaine. Après des études de droit, il quitte l'université pour sa passion, le théâtre. Il est d'abord comédien, metteur en scène, traduit des pièces, puis en écrit lui même. Ses pièces sont plusieurs fois interdites et censurées. En 1966, face à cette censure, Agustin Gomez-Arcos émigre, d'abord en Angleterre, puis en France. Il fait mille petits métiers et apprend le français, langue dans laquelle il écrira désormais. EXTRAIT « Elle presse contre son ventre le paquet renfermant un pain aux amandes, huilé, anisé, et fortement sucré (un gâteau, se dit-elle). Le pain réchauffe toujours le corps. Surtout celui-ci, si intimement collé à elle, enveloppé dans son carré de percale. Deux jours pleins de préparation. Soigneusement. Minutieusement. Comme si elle voulait récupérer trente ans d'inactivité envers les siens. Car c'est bien ce que lui a fait la guerre : la condamner à l'inactivité. Avoir quatre hommes autour d'elle pendant de si longues années (si belles années), et puis, d'un seul coup, plus rien, plus personne. C'est dur à accepter. Dur à vivre. Quatre noms à prononcer : Pédro, Juan, José, Jésus, à modeler dans sa bouche comme quatre globes terrestres, à articuler selon ses humeurs, avec amour ou colère, et d'un seul coup, plus personne à appeler, plus rien à dire. Trente ans de silence, au jour, à l'heure, à la minute prés. Trente ans de nuits. Bien sur, elle disait bonjour et au revoir, que c'est gentil à vous et merci bien. Mais ça, ce n'est pas parler. C'est aggraver le silence. » Concerts et poèmes « Aux côtés d’Hemingway » le samedi 9 août 2008 19h00 – concert et poèmes autour de compositeurs engagés contre la montée du fascisme en Espagne :
10 pièces pour contrebasse solo Cette œuvre est issue d’une commande faite par la fédération des radios associatives non commerciales du Languedoc-Roussillon (FRANC-LR) pour un documentaire radiophonique sur la mémoire des républicains espagnols en Languedoc-Roussillon ;
22H00 – projection du film d’Helena Michie « Dernier jour à Rivesaltes »
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