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Fiche d'identité bateaux Principat de Catalunya
Construit en 1913, le paileboat Miguel Caldentey, suit le parcours des autres goélettes de son époque. Il reçoit du roi Alphonse XIII patente pour naviguer sur toutes les mers du globe. Il est mis à l'eau en 1916 affecté aux lignes de l'Amérique du sud. La concurrence de la navigation à vapeur, des voiliers en acier et surtout la fin de l'émancipation des dernières colonies espagnoles (Cuba et les Philippines en 1898) le relègue au trafic méditerranéen. Le Miguel Caldentey transportera durant de nombreuses années diverses marchandises entre les îles et le continent. Liège, sel amandes et céréales, ciment et bois d'oeuvre constituent ses principales cargaison. En 1936, l'armateur fait placer deux moteurs Kelvin de 66 cv chacun avec deux hélices. La vitesse moyenne de la goélette était de 10 noeuds. Les derniers Paillebots sont construit jusqu'en 1915, le Miguel Caldentey fait partie de cette vague. Leurs coques ne connaîtront jamais les eaux américaines. Relégués au cabotage sur la méditerranée, ils emportent tous les lots qui n'intéressent pas les vapeurs, soit à cause de la faiblesse de leur volume, soit à cause de l'exiguïté des lieux d'embarquement ou de débarquement. L'hiver, ces goélettes apportent dans les ports français de la Méditerranée (port-Vendres, Sète, Marseille) les oranges mûries dans la plaine de Valence. Il n'est pas rare de voir cinq ou six voiliers à quai à Port-Vendres, débarquant leur cargaison de fruits en vrac. Ces bateaux devenus obsolètes disparaîtront du paysage maritime, seuls quelques rares exemplaires sont maintenus à flot et transformés principalement pour du charter, des croisières de luxe, de la plongée sous-marine et le cinéma. En 1973, la compagnie méditerranéenne des goélettes achète le Miguel Caldentey à l'armateur Don Enrique Manéra, rapatriée à Port-Vendres, elle est francisée sous le nom de Llevantina. La compagnie la destine aux croisières en haute mer entre la méditerranée et l'atlantique à cette fin elle subie une série de transformations. Rapidement les affaires vont mal pour la compagnie méditerranéenne des goélettes, la Llevantina est revendue, en 1974, à la municipalité de Canet en Roussillon. Ce changement de propriétaire n'est pas sans conséquence, puisque de nouvelles transformations apparaissent en vue de sa future utilisation. La goélette est destinée à devenir le siège social du yacht club de Canet. Malgré la passation de propriété, la goélette se dégrade lentement. Elle n'est qu'au début de ses déboires. La municipalité de Canet demande son classement au titre des monuments historiques. Chose faite le 10 février 1988, le Principat de Catalunya est classé. En 1989, une tempête occasionne de nouvelles avaries, une première tranche de travaux est entreprise en 1994 pour protéger la coque. Les années passent et le Principat de Catalunya tombe dans l'oubli, continu son inexorable naufrage dans le port de Canet. Le mois de décembre 1999 lui sera fatidique, une tempête le coule, renfloué, le Principat de Catalunya est tiré dans l'arrière port de Canet à proximité de l'association des vieux gréements où il va s'envaser. Les détériorations se poursuivent voire même s'accélèrent dues à cette situation d'abandon. Il faut finalement attendre les aménagements du port de Canet pour que son propriétaire le tire à terre.
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