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Millas
Les communes de la charte


 

Corbère

Mairie de Corbère
3, rue de la Mairie
66130 CORBERE
Tel : 04 68 84 80 28
Maire : Emile VENDRELL

Présentation Générale

Située sur les contreforts des Aspres, la commune compte 543 habitants en 1999 sur une superficie de 725 hectares.



Histoire

Les premières mentions de Corbera datent de 953 à 988 à l’occasion de donations de terres à l’abbaye de Cuxà. En 1020, un bien plus important s’ajoute, légué par le premier représentant de la famille seigneuriale de Corbera. La seigneurie passe par mariage des Corbera, aux Perapertusa en 1355, Oms en 1420, Llupià à la fin du XVIe.
Le premier village, Corbera de Dalt, correspond à l’ensemble : la chapelle San Pere del Bosc, le château, la chapelle Saint-Pierre du château et le village au pied du château. La mention " Del Bosc " apparaît en 1163, église paroissiale de Corbera de Dalt au XIIe siècle. Elle devient chapelle du château au XVIIe alors que la chapelle Saint-Pierre du château devient église paroissiale.


Pour des raisons pratiques, Corbera de Dalt est progressivement déserté, les gens descendent à l’actuel Corbère, " Corbera del mig " ou " Cortals de Corbere ". Dès 1758 la population des Cortals devient plus importante que celle de Corbera de Dalt.
(suite de l’histoire, cf. Corbère-les-cabanes)

Chapelle Saint Pierre Del Bosch,
XIIe, église romane à nef unique, voûte brisée.



Spécificités Communales

La commune possède un exceptionnel patrimoine bâti. Roman, gothique ou baroque, différentes périodes de l’histoire se côtoient sur quelques kilomètres carrés.

Le Château de Corbère est est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, il remonte probablement au XIIe, mais n’apparaît dans les textes qu’à partir du XIIIe. Agrandi et modifié du XIIIe au XVIe, il a été récemment réhabilité.
Chapelle Saint-Pierre du château, a été construite en 1346 pour les seigneurs du château, elle devient église paroissiale au XVIIe siècle à la place de Sant Pere del Bosc. Elle est dotée d’un très riche mobilier.
Une association, l’ASP2C – Association du Patrimoine des 2 Corbère, veille à la protection et la mise en valeur de ce patrimoine architectural exceptionnel.
Par ailleurs, le relief accidenté et la végétation spécifique de garrigue sur ses flancs, où de grandes promenades sont possibles, sont une richesse patrimoniale certaine pour Corbère.



Corbère les Cabanes

Mairie de Corbère-les-cabanes
39, rue du maréchal Joffre
66130 CORBERE-LES-CABANES
Tel : 04 68 84 80 06
Maire : Henri PUJOL

 

Présentation Générale

Corbère-les-cabanes possède un promontoire, le Montou, riche d’une histoire très ancienne. Aujourd’hui, elle compte 844 habitants et couvre 414 hectares.

Histoire

Il n’y a pas si longtemps, l’histoire des deux Corbère ne faisait qu’une puisque Corbère-les-cabanes est devenue commune indépendante en 1856.



Pourtant le lieu est signalé dès le XVIe siècle (la cabana de corbera, 1486). Il y avait un relais auberge très fréquenté le long de l’ancienne Via confluentana, menant d’Elne au Conflent. Et dès le XVIIIe siècle, certains habitants de Corbère de Dalt descendent s’installer jusqu’aux cabanes.

Massif du Montou
panorama sur le Roussillon

 


Toutefois l’occupation humaine remonte à la préhistoire (paléolithique puis néolithique). Des fouilles ont été menées sur le site du Montou et de nombreuses découvertes ont été faites (urnes funéraires, poteries, ossements humains…).

Spécificités communales

Corbère possède un patrimoine historique et naturel riche :
- un four à chaux et un puits à glace, sur les flancs du Montou qui rappellent les conditions de vie des habitants du siècle dernier.
- un canal d'irrigation traverse la commune. Ce canal remonte au XIIè.s.; époque à laquelle la vallée alluviale de la Têt fut assainie.
- le Massif du MONTOU qui offre un panorama exceptionnel sur le Roussillon.


Corneilla la Rivière

Mairie de Corneilla-la-Rivière
1, rue de la Poste
66550 CORNEILLA-DE-LA-RIVIERE
Tel : 04 68 57 34 25
Maire : Léon LACOTTE

 

Présentation Générale

Entre la rive gauche de la Têt et la colline de Força Réal, couvrant une superficie de 1155 hectares, se trouve Corneilla-de-la-rivière.
" Le grand vignoble de Força Réal " est cultivé sur plus du tiers de la surface communale.
Au recensement de Mars 1999, la commune compte 1421 habitants.


Histoire

Le nom de Corneilla-de-la-rivière rattache le village à la grande famille des Cornelii, présente sur le territoire pendant la domination romaine.

La commune est citée dès le IXe siècle à propos du ruisseau venant de Millas qui arrosait son territoire ainsi que celui de Pesillà (Cornelianum, 898).

En 947, une importante donation de terres et de moulins avec leur canal est faite à l’abbaye Sainte Marie de la Grasse. Ce legs vient s’ajouter à une donation antérieure, rappelée par une bulle du pape Agapet II en 951, qui léguait l’église paroissiale de Corneilla à l’abbaye.
L’essentiel de la propriété foncière de la commune est dès lors détenue par l’abbaye de la Grasse qui en conserva la seigneurie.
Lors de la révolution française, le patrimoine ancien de la commune est détruit.



Spécificités communales

Au départ de Corneilla-de-la-rivière, sur le site de Força Réal, de nombreux sentiers de randonnées ont été tracés par des passionnés de découverte de la nature et du patrimoine local.
Subsistent aujourd’hui des vestiges du fort et des remparts XIIe et XIIIe siècles. Les vestiges d’un moulin à huile et deux tours de guets d’un ancien château ont été récemment restaurés.


Millas

Mairie de Millas
1, rue de la Poste
66170 MILLAS
Tel : 04 68 57 35 03
fax : 04 68 57 33 16
Maire : Damienne BOURQUIN

Présentation Générale

Millas est la commune centre de la Charte, elle est également le chef-lieu du canton. Elle compte 3451 habitants et recouvre une superficie de 1912 hectares


Histoire

Millas porte des traces d’occupation humaine depuis la première période de l’âge du fer, de 1000 à 500 av JC. En effet, un champs d’urnes funéraires y a été découvert.

Mais les premières traces écrites datent de l’an 898 (Villa de Milliariis) dans un texte mentionnant une prise d’eau et un canal d’arrosage. D’autres textes du Xe et XIe attestent, quelque soit le nom de la commune (latinisé ou non), d’un important alleu relevant de Saint Michel de Cuxà. Saint Martin du Canigou reçut en 1027 du comte Guifred de Cerdagne un important alleu qu’il possédait à Millas.

En 1271, l’infant Jacques d’Aragon, futur roi de Majorque achète le territoire. Millars demeure dès lors sous la directe seigneurie de Jacques II de Majorque qui fit établit en 1294 toutes les tenures des habitants.


Spécificités communales

L’église Sainte Eulalie est une étape sur les routes catalanes de l’art roman et l’art gothique.
De l’église romane (St. Eulaliae, 1163) subsistent le clocher tour, le mur méridional de la nef et le portail méridional en marbre blanc de Céret daté du XIIIe siècle, déplacé en 1877.
L’édifice actuel remonte à la fin du XIVe siècle. La charpente apparente sur arcs diaphragmes originelle est remplacée au XIXe siècle par un voutement sur croisée d’ogives.
La tribune occidentale sculptée et peinte est un chef d’œuvre de l’art gothique, elle est classée à l’inventaire des Monuments Historiques. Elle est un véritable portrait de la population au XVe siècle et le témoins des coutumes vestimentaires, de l’économie du village.
Dans les années 1640, Lazare Trémullas sculpte le retable du maître autel, Hortola le dore.

Le Musée d’Arts Anciens situé sur la tribune rassemble diverses œuvres du XVe au XVIIe siècle : peinture, orfèvrerie, anciens retables.


L’église, le château et la Portalade, du catalan " cortalade " (grande porte pour grenier collectif) témoignent de l’organisation urbaine et sociale de Millas au Moyen-Age. Ils forment un ensemble qui ont leurs propres défenses, le tout étant fortifié de remparts, renforcés de tours.
Un Guide du Visiteur de la Ville permet de suivre le Fil Rouge, et de découvrir grâce à ce fil d’Ariane l’histoire de Millas

Détail d’une tête sculptée de la tribune,
église Sainte Eulalie, XVe siècle

 

Le moulin à huile, la cave coopérative oléicole " la Catalane ", est le seul subsistant sur le département des Pyrénées Orientales. Une visite idéale pour découvrir ou redécouvrir le goût unique de l’huile d’olive artisanale.
pour plus de renseignements :


Moulin à huile

4, avenue Jean Jaurès
66170 Millas
Tel-fax : 0 68 57 28 67



Enfin, lieu de loisirs et de détente, le lac est également un site de pêche prisé par les passionnés ou les amateurs.



Néfiach

Mairie de Néfiach
2, Place Antonin Vals
66170 Néfiach
Tel : 04 68 57 35 37
Fax : 04 68 57 23 62

 

Présentation Générale

Située à 2 kilomètres de Millas, la commune de Néfiach compte 789 habitants pour une superficie de 881 hectares.


Histoire

Comme beaucoup d'autre villages roussillonnais, Néfiach (Nifragum, Nifiagum, 968 ), doit avoir pour origine une "villa" ou un domaine romain.
Au milieu du XIIème s., la seigneurie de Néfiach relevait d'Artald de Millars (1115 - 1164), de la famille des vicomtes de Castelnou. En 1163, c'est lui qui obtint de pons, seigneur d'Ille, l'autorisation de prélever l'eau de la Têt sur le territoire d'Ille pour alimenter le canal de Néfiach et de Millas, créé pour l'arrosage des terres, et pour faire tourner les moulin des deux communes. Dès 1391, Néfiach fit parti de la vicomté de Perellos, puis fut incorporé au marquisat de Millars en 1683.


Spécificités Communales

A l'inverse de quantité d'autres églises roussillonnaises, aux collections constitues au fur et à mesure des siècles, l'église Sainte Marie de l'Assoption est le reflet précis de son temps, tel un instantané de la pensée et de l'histoire de l'art en Roussillon au milieu du XVIIIème siècle.

Le vœu à Notre Dame : l'église SaintE-Marie de l'Assomption demeure à jamais liée à la mémoire de son généreux curé l'abbé Maron, desservant de Néfiach en 1718 où il vécu jusqu' à son décès, en 1754. Par devant notaire, il confia sur sa fortune personnelle de faire reconstruire son église ( l'église romane lui semblait trop sombre et trop humide) et de l'orner au mieux (à ses yeux, les retables étaient en mauvais état, démodés et leur style gothique barbare). L'édifice à peine achevé s'enrichissait déjà de retables, de sculptures et de tableaux comme la vallée du Ribéral tout entière n' aurait su en rêver. Une des œuvres majeures du Roussillon du XVIIIème s., un maître-autel, aussi élégant et raffiné que les plus somptueux décors du Versailles de Louis XV, allait glorifier la piété de l'Abbé Maron. Les exécuteurs testamentaires, soucieux jusqu'au dernier sou du legs, ne se tinrent quitte de la confiance du curé qu' à l'épuisement des fonds. Et dans cet élan, quatre autres retables habillés de multiples statues, deux douzaines de tableaux, de l'orfèvrerie et des textiles furent commandés à des menuiseries, des sculpteurs, des doreurs, des orfèvres, des brodeurs et tisserands.

Le vœu rutilant de l'Abbé Maron était devenu réalité, fastueuse réalité baroque.
Néfiach offre 22 tableaux et 5 grands retables du Grand siècle, des œuvres de fameux artistes, Pierre Jean RIEUDEMONT et Joseph NAVARRE.


Saint Feliu d'Amont

Mairie de Saint Féliu d’amont
rue de la Mairie
66170 SAINT FELIU D’AMONT
tel : 04 68 57 80 70
Maire : Robert OLIVE

 

Présentation générale

C’est entre la Têt et la Coumelade que le village s’est développé.
Au recensement de Mars 1999, 654 personnes habitent la commune sur une superficie de 610 hectares.
Un fil d’Ariane et un Guide du Visiteur permettent la visite du centre ancien et du prieuré de la Salvetat, véritable bijou de l’art roman catalan.

Histoire

L’histoire de Saint Féliu d’amont est liée à celle de Saint Féliu d’avall. Les deux villages, mentionnés en 898 (villa S. Félicis) sont limitrophes de Corbera et lieu d’aboutissement des ruisseaux d’arrosage qui amenaient l’eau de la Tet depuis Millas.

La mention de Saint Féliu amont, impliquant l’existence de Saint Féliu d’avall, date de 960 : le prêtre Garsias donne à l’abbaye de Cuxà son alleu de la villa de Sancto Felice superiore, consistant en maisons, jardins, terres prises d’eau et moulins.
Mais la maison de Cameles-Castellnou semble avoir détenu la plus grande partie du territoire: en effet, la seigneurie des 2 Saint Féliu relève des vicomtes de Castellnou dès la première moitié du Xe .

Spécificités Communales

La carrerada est l’ancien chemin de transhumance menant du Bas Languedoc jusqu’au massif du Canigou. Elle était une voie économique de premier plan au moyen age étant donné l’importance capitale des élevages ovins dans l’économie des pays méditerranéens à l’époque médiévale. Les troupeaux appartenaient aux abbayes. Ce chemin traversait à guet la Têt vers Corneilla.

Fondateur de part sa place centrale et les missions à la fois régulières et séculières des chanoines de l’ordre Saint-Augustin, le prieuré de la Salvetat (inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques) est un chef d’œuvre de l’art roman.

Subsistent aujourd’hui de ce passé des vestiges des remparts et le village ancien typique de l’urbanisme médiéval.
De nombreuses fontaines jalonnent la promenade.


Saint Feliu d'Avall

Mairie de Saint Féliu d' Avall
92? Avenue du Canigou
66130 CORBERE
Tel : 04 68 57 8 12
Fax : 04 68 57 82 75
Maire : Henri DUFOUR

Présentation Générale

Située sur les contreforts des Aspres, la commune compte 543 habitants en 1999 sur une superficie de 725 hectares.


Histoire

La première mention précise de cette commune est datée de l'an 960. Dès 1297, le village est certainemment fortifié puisqu'il est appelé indifféremment Villa ou Castrum (village fortifié).
Plus tard en 1366; le village renouvellera son enceinte.
Durant plusieurs siècles la commune de Saint Féliu d'Avall relèvera des vicomtes de Castelnou puis de Pierre VII de Fenollet et de ses descebdabts. En 1680, le village sera érigé en comté par Louis XIV en faveur de François de Ros.

 


Spécificités Communales

La commune possède :

- L'église Saint André (citée dès le XVème s.) , remaniée au XVIIème s. et reconstruite partiellement au XIXème s., conserve encore aujourd'hui de nombreux vestiges des époques passées, notamment un chevet roman (XIIème s.) de plan polygonal pourvu d'arcatures de tradition lombarde, des retables (XVIIè et XVIIIème s.), des toiles (XVIIè s.), des statues (XVIIème et XVIIIème s.), de l'orfévrevrie (du XIVème et XVIIIème s.).

- Au pied de la falaise, à l'est du village, est qsituée l'église Sant Marti de la Riba (XIIème s.). Mentionnée en 941 et citée dès 1137. C'est un édifice à nef unique qui semble bâti sur un emplacement gallo-romain.

- La Chapelle Santa Anna de les Heres, située sur le plateau dominant le village, son portail en plein cintre en briques paraît témoignen d'une constructin du XVème ou du XVIème s.

- Les restes d'un château très primitif à l'ouest du village, ceux de la demeure des vicomtes près de l'église et quelques vestiges de l'enceinte fortifiée.


Conseil Général des Pyrénées-Orientales
24, quai Sadi Carnot, 66009 - Perpignan Cedex - Tél. 04 68 85 85 85

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