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Route Départementale 117 L’étude agricole a été réalisée début 2006 (zone sud) et début 2007 (zone nord), elle doit permettre une prise en compte précise de l’agriculture dans le choix des tracés pour l’aménagement de la future RD 117. 1. Occupation des sols Zone Nord
La viticulture est la première occupation des sols, elle représente 40% de la zone d’étude soit une surface de 77,1 hectares. Le vignoble est structuré avec des îlots de plusieurs hectares d’un seul tenant. Il s’agit d’un vignoble de qualité dont la grande majorité est classé en A.O.C. On peut noter la présence assez importante de friches. Elles couvrent 18% de la zone d’étude. Ces friches sont réparties sur l’ensemble de la zone de manière sporadique, et ne forment que peu d’îlots important excepté au centre de la zone. Le développement de ces friches est plus important aux abords des zones urbanisées, notamment à proximité du village. Les zones de bois-taillis se concentrent essentiellement au nord de la zone d’étude là où le relief est plus accidenté. Avec 37 ha, elles constituent le 3ème type d’occupation des sols. Zone sud La zone sud couvre une surface totale de 306 hectares (ha). La carte ci-dessus représente par type d’occupations des sols les parcelles étudiées. Le graphe ci-dessous récapitule par surface les grands types d’utilisation.
La viticulture est la deuxième occupation des sols, elle représente 17% de la zone d’étude soit une surface de 54,4 hectares. Le vignoble est très bien structuré avec des îlots de plusieurs hectares d’un seul tenant. Il s’agit d’un vignoble de qualité dont la grande majorité est classé en A.O.C. On peut noter la présence de friches. Elles couvrent 7,4% de la zone d’étude. Ces friches sont réparties sur l’ensemble de la zone de manière sporadique, et ne forment que peu d’îlots important excepté au centre de la zone. Les zones de bois-taillis se concentrent essentiellement au sud de la zone d’étude là où le relief est plus accidenté. Avec 195,3 ha, elles constituent le premier type d’occupation des sols. Zone Nord Les exploitations dans la zone Nord sont au nombre de 55 dont 13 sociétés. Elles cultivent 100 hectares sur les 190 ha de la zone d’étude soit 54 % sont exploités ce qui montre le caractère agricole de ce secteur. Le tableau ci-dessous récapitule le nombre d’exploitations présentes dans la zone d’étude selon leur superficie dans la zone d’étude, selon leurs surfaces totales et le pourcentage que cela représente par rapport à la surface de la zone d’étude.
Zone Sud Les exploitations dans la zone sud sont au nombre de 49.
3. Sensibilité des parcelles agricoles La carte de synthèse de la sensibilité de l’espace s’appuie sur l’analyse de l’occupation des sols, l’âge des exploitants, la taille des exploitations et les gros îlots d’exploitation. Zone nord
Les résultats obtenus mettent en évidence la prépondérance du foncier de faible sensibilité sur le territoire étudié. En effet, il couvre une superficie de près de 81 ha soit 43% de l’aire de la zone. Ce parcellaire se situe principalement à l’est de la RD7 dans la partie médiane de la zone ainsi qu’entre la voie ferrée et la RD 117 à l’ouest de la zone. Cette prédominance des espaces de faible sensibilité s’explique par l’importance des espaces naturels qui ne présentent pas d’enjeux agricoles mais également par l’étendue des friches dans l’occupation des sols. Cette déprise est liée aux crises conjoncturelles vécues par la filière viticole et aux différentes campagnes d’arrachages qui les ont accompagnées. C’est notamment le cas de l’îlot situé au centre de la zone qui bien que structuré et conduit par un jeune exploitant, a fait l’objet d’un arrachage et n’est plus cultivé. Ce sont donc plus de la moitié de l’espace étudié qui ne présente quasi-pas d’enjeux agricoles. A l’inverse, ce sont près de 62 ha soit 1/3 de la zone d’étude qui présentent des enjeux agricoles forts à très forts. Ces enjeux agricoles sont d’autant plus importants que les espaces font l’objet d’une activité agricole et présentent des exploitations conduites en société ou par de jeunes chefs d exploitation avec un parcellaire bien structuré. C’est particulièrement le cas aux extrémités ouest et est de la zone où le foncier présentant une très forte sensibilité couvre au total 49 ha soit plus du quart de la superficie du territoire d’étude. Ce parcellaire apparaît sous forme de noyaux durs d’exploitation plantés de cultures pérennes et sur lesquels se trouvent des bâtiments agricoles tels qu’une cave particulière (lieu de vinification et point de vente) ainsi que des bâtiments d’élevage. Le passage d’un ouvrage routier au sein de ces noyaux durs serait donc susceptible d’avoir des répercussions lourdes sur le fonctionnement des exploitations et la bonne poursuite de l’activité agricole. Les zones de sensibilité moyenne sont plus dispersées sur l’ensemble du territoire avec cependant quelques îlots importants notamment le long de la RD 117 en direction de Caudiès de Fenouillet et au lieu-dits Ste Suzanne. Ces parcelles initialement en vignes ont fait l’objet d’un arrachage viticole et sont désormais en terre ou prairie. Certaines parcelles de vignes rentrent également dans cette catégorie lorsqu’il n’y a pas eu d’exploitants identifiés ou que ce dernier est âgé, la problématique de la transmission et de la poursuite d’activité étant alors soulevée. Zone sud
La localisation de la zone d’étude au pied du plateau des Fenouillèdes a pour conséquence un territoire contrasté partagé entre une zone haute, naturelle essentiellement boisée et une zone basse où se localisent le vignoble et le village. L’occupation des sols est très marquée et dominée par ces espaces naturels qui dans notre analyse ne sont pas à vocation agricole. Cela se traduit dans le tableau et graphe ci-dessus par une prédominance des espaces à sensibilité faible qui représentent 70% du territoire étudié. En effet, selon notre grille et compte tenu de l’absence d’activité agricole ces espaces ne présentent pas d’enjeux agricoles, même si d’autres enjeux, paysagers, naturels etc… peuvent être, par ailleurs, identifiés. Ainsi, les sensibilités les plus fortes paraissent limitées en terme de surfaces. On retrouve pour la sensibilité la plus forte, 11% du territoire, suivie par les 8% de la sensibilité forte. Toutefois, si on ramène ces chiffres avec la surface exploitée de la zone (73 hectares), nous notons que 82% de cet espace a une sensibilité très forte et forte. La localisation de ces espaces que nous qualifierons de « noyaux durs » est primordiale pour éviter de pénaliser les secteurs à enjeux agricoles dans le choix d’un tracé. Sur la carte de sensibilité ces noyaux apparaissent très nettement à l’est et à l’ouest du territoire étudié. Ils sont le fait d’exploitations jeunes ou sociétés, et sur des îlots bien structurés, plantés en vignes. Un siège d’exploitation se retrouve dans un de ces espaces ainsi que la cave coopérative que nous avons dissociée du bâti, ayant un rôle dans l’activité viticole. 4. Récapitulatif des surfaces agricoles
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